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Documentaire « Femmes de lumière »

« Le documentaire Femmes de Lumière lève le voile sur une communauté rurale, les Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Vives, incarnées et attachantes, elles se laissent rencontrer à travers le regard de la cinéaste Pauline Voisard. Aujourd’hui, à la croisée des chemins, elles sont à la fois enracinées dans leur histoire et engagées dans l’avenir, au Québec et ailleurs dans le monde.

Femmes de Lumière, une découverte inspirante, un film plein de tendresse, de confidences et de simplicité qui célèbrent la vie! »

Synopsis

125 ans de présence amoureuse et compatissante, dans une mission en action qui se vit ici au Québec et ailleurs. Poursuivant l’engagement des fondateurs Onésime et Virginie de répondre à l’appel des démunis, des pauvres et des exclus; ces femmes de toutes les besognes et de toutes les couleurs sont à la croisée des chemins.

​Se questionnant sur leur futur, Femmes de lumière témoigne de l’histoire des Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours et d’une nouvelle page d’histoire qui s’écrira notamment lors du Chapitre 2016. Une histoire à suivre et à partager.

Bande-annonce

 

Documentaire

Pour vous procurer une ou plusieurs copies de ce court-métrage, veuillez communiquer avec :

Pauline Voisard
Tél. : 819 226-3343
Cell. : 819 266-3557
productionstriangle@cgocable.ca

Productions Triangle
830, 11e Rang,
Aston-Jonction (Québec)  G0Z 1A0

www.productionstriangle.com

Intentions de réalisation

Depuis quelques années, ma carrière de cinéaste m’a amenée à réaliser des portraits de personnes d’Église. Celui de Mariette Milot avec Je vous salue Mariette, de Claude Lacaille, prêtre en mission étrangères avec Petites et grandes histoires d’un homme libre, de Jeanne Vanasse, artiste nicolétaine de 93 ans, religieuse et toujours active, L’oeil bleu de Jeanne.

Je ne connaissais pas alors la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours, je n’en avais jamais entendu parler. Quelle ne fut pas ma surprise quand le téléphone a sonné, qu’on m’a parlé d’elles, qu’on m’a demandé si je voulais bien les rencontrer et voir si j’avais un intérêt à réaliser un film sur elles. Moi qui pensais que ma trilogie sur des gens d’Église était chose du passé! Toutefois, étant de nature curieuse, je me suis rendue à Saint-Damien-de-Buckland pour les rencontrer.

Beaucoup de surprises m’y attendaient. À la première visite, elles m’ont dit qu’elles vivaient un virage important, qu’elles ne voulaient pas un film passéiste et qu’elle trouvait important le regard que je porterais sur elle. L’une d’entre elle, a même dit qu’elle souhaitait un film dérangeant! Ce fut le début de l’aventure de création.

Nous étions en juillet 2015 et depuis, j’ai multiplié mes visites et séjours à la Maison Mère et à la Maison St-Bernard. Désirant m’imprégner du sujet, j’ai voulu vivre comme elles, du lever au coucher, participer à toutes leurs activités de la vie quotidienne et de la vie spirituelle. Pour poser un regard sur elles, je devais les connaître, tenter de saisir les enjeux, les personnages, leur entourage. C’est ce que j’ai fait à chacune de mes visites à Saint-Damien-de-Buckland, une région rurale, au sud de Saint-Michel-de-Bellechasse où j’y ai rencontré des femmes extraordinaires. Au nombre d’environ, cent cinquante, à cet endroit, ce sont des femmes autonomes, consacrées à Dieu et à la mission de la communauté, dédiées aux autres, aux démunis, aux exclus mais aussi au monde par des missions dans neuf pays. Se rendre chez elles, c’est entrer dans un univers paisible, un univers fait de sourire, d’accueil, de silence parfois, ou encore de discussions animées.

J’y ai rencontré des femmes de tous les âges, des femmes toujours actives, à la mesure de leur capacité; des femmes entrepreneures qui s’occupent de leur patrimoine. J’ai été séduite par leur manière d’entrer en contact avec l’autre, leur énergie et leur simplicité. J’ai été étonnée de leur vivacité malgré leur âge et leur démarche parfois hésitante.

Ces religieuses sont, une fois de plus, à la croisée des chemins et elles se questionnent sur l’avenir, sur leurs sœurs compagnes, d’ici et d’ailleurs. Ce questionnement est éclairant pour moi, car il m’apprend, comment, à travers les discussions interculturelles et intergénérationnelles mises à l’ordre du jour, cette communauté est au cœur de son destin. Pour une cinéaste documentariste, c’est intéressant car il y a des enjeux pour l’avenir. Envisager leur futur, leur patrimoine matériel et immatériel est certes déstabilisant et empreint d’émotion, ce qui en fait un matériau riche de sens et hautement cinématographique.

Tenter de dévoiler en images et en mots ce que les religieuses du Perpétuel Secours ont été, mieux comprendre ce qu’elles sont et ce qu’elles envisagent pour l’avenir, demeure un défi de réalisation qui m’interpelle. Les décrire sans les trahir, un autre défi!

Lors de leur chapitre, en juillet 2016, j’ai voulu montrer les questionnements et les enjeux d’une communauté religieuse vieillissante mais toujours active et préoccupée de la suite de son histoire. Un moment important pour elles, pour définir l’essence des cinq prochaines années. J’ai voulu suivre les discussions, entendre les points de vue, être parmi elles dans ces moments charnières de leur chapitre. Une occasion aussi de voir la diversité interculturelle et intergénérationnelle. Les défis sont grands et elles en sont très conscientes. L’ouverture à l’autre est un beau principe de vie mais comment l’intégrer quand on vit un passage et qu’on doit faire certains deuils. Cela ne se vit pas sans émotion. Leur vie, leur communauté, c’est leur famille.

Je ne voulais, je ne pouvais pas tout dire, tout raconter, tout montrer mais amener l’autre à entrer dans leur univers, au quotidien, un univers où on est ému, où on s’arrête, où on partage des temps avec les religieuses, des temps de réflexion pour se sentir touchées, interpellées. Dans ce film, j’ai tenté de décrire ce que ce cette communauté représente pour moi, de traduire en images leur présence amoureuse et compatissante. De les révéler non dans ce qu’elles font mais surtout dans ce qu’elles sont.

Je les vois comme une entité faite de femmes de tous les âges, de toutes les couleurs, de toutes les cultures et unies dans un tout : les religieuses de la Congrégation Notre-Dame du Perpétuel Secours. J’ai tenté de décrire leur ouverture au monde, leur spiritualité, leur accueil aux pauvres et aux démunis.

J’ai voulu tout au long du documentaire FAVORISER LA VIE, LA CÉLÉBRER. Un film tout en contraste faits de séquences contemplatives et de séquences d’activités, de mouvements où la nature est omniprésente avec des plans fixes montrant les grands horizons et les couchers de soleil, magnifiques à Saint-Damien. J’ai évoqué aussi leur spiritualité par la présence des religieuses lors des offices, des prières seules ou en groupes. Recherchant la simplicité, j’ai posé mon regard sur le collectif, dans toutes les sphères de leurs activités de vie quotidienne tout au long de la journée.

J’espère que ce film contribuera à mettre de la lumière sur ce qu’elles sont, à entreprendre ou à poursuivre un dialogue avec « l’autre ». Pendant ces deux années, ces femmes se sont laissé regarder dans leur intimité, dans leur quotidien, par Isabelle de Blois, la directrice photo, et moi, qui avons travaillé avec un cœur ouvert, avec joie et amour. Un film pour faire découvrir l’origine du chemin tracé et l’espérance en celui qui se dessine présentement avec les nouvelles pousses que sont les religieuses provenant des missions des autres pays.

À propos des Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours

La Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours est un institut de vie apostolique. Fondée en 1892 à Saint-Damien-de-Buckland dans la région de Bellechasse en Chaudière-Appalaches, la congrégation est aujourd’hui multiculturelle et répandue dans neuf pays de l’Amé- rique du Nord, de l’Amérique centrale et des Caraïbes, de l’Amérique du Sud et de l’Afrique. Elle forme une famille spirituelle composée de religieuses et de personnes laïques associées. Les pauvres sont la raison d’être de la congrégation. La communauté privilégie une présence auprès de toute personne dans le besoin, malade, blessée par l’injustice ou atteinte dans sa dignité. La mission de l’institut s’adapte selon les époques, les cultures et les lieux. À la suite des fondateurs, Joseph-Onésime Brousseau et Virginie Fournier, les religieuses vivent leur présence au monde en toute simplicité, compassion et tendresse, dans la confiance à la Providence et sous le regard de Marie, perpétuel secours.

Fiche technique

Réalisation, recherche, scénario et narration : Pauline Voisard
Image : Isabelle de Blois
Assistant-caméra : Cimon Charest
Son : Antoine Caron, Miriane Rouillard et Isabelle de Blois
Coordination de production : sœur Pierrette Leblond, Lorraine Cusson et Pauline Voisard
Assistantes de production : sœur Monique Roberge, sœur Yolande Fortin, sœur Monique Chabot et Lorraine Cusson
Montage et animation : Josiane Lapointe
Musique originale : Michèle Groleau
Conception et mixage sonore : Roger Guérin

Aussi avec la participation financière de :