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Rencontre du ROJEP sur le climat

Catégorie Activité:
Informations générales

Date
2 février 2016

Une nouvelle Terre ! Ensemble elle devient possible. C’était le titre de la Journée de formation offerte par le Réseau œcuménique justice, écologie et paix (ROJEP) le 2 février à l’église St-François-d’Assise à Montréal, une église « verte ».

«​En avant-midi, M. Pierre Dupras ambassadeur de Réalité climatique Canada a abordé la science du climat, alors qu’en après-midi Mme Geneviève Talbot de Développement et Paix nous a partagé son expérience en salle de négociation lors du COP 21 à Paris.

En après-midi les participants ont travaillé en atelier sur l’encyclique du Pape François, « Loué sois-tu ! », sur une déclaration du Conseil canadien des Églises sur la justice climatique et l’élimination de la pauvreté, et sur une déclaration du Conseil œcuménique des Églises sur l’écojustice et la dette écologique.

Photos ROJEP : 1. Madame Geneviève Talbot – 2. Travail en atelier

Retour sur les points abordés

Rappelons d’abord que le Canada est le 2e pays du monde à émettre le plus de gaz à effet de serre (GES) par habitant, et ce à cause de l’extraction des sables bitumineux en Alberta. L’ancien Premier ministre Harper s’était retiré du Protocole de Kyoto parce qu’il n’avait que deux options pour atteindre les cibles fixées : supprimer le transport au Canada ou cesser l’extraction des sables bitumineux. Lors du COP 21, il a été d’ailleurs été mentionné que les cibles ridiculement basses du Canada pour 2020 ne seraient non pas atteintes, mais largement dépassées à moins de laisser le pétrole sale de l’Athabasca sur place.

Actuellement les citoyens et citoyennes du Canada sont confrontés à un dilemme : ou nous choisissons de faire de l’argent à tout prix en vendant le pétrole de l’Alberta néfaste pour le climat, c’est-à-dire en acceptant que des oléoducs soient construits pour l’acheminer dans l’Ouest, le Sud et l’Est, ou ils choisissent de protéger l’avenir des futures générations, des écosystèmes, de la biodiversité, bref de la vie sur terre.

Que l’on soit de l’Atlantique, du Québec, de l’Ontario ou de l’Ouest, religieux et religieuses au Canada, sont interpellés à manifester pour contrer toutes tentatives effectuées pour favoriser l’extraction du pétrole des sables bitumineux de l’Athabasca.

Certains diront que de toute façon dans un pays aussi grand que le Canada qui nécessite de longs transports, nous avons besoin de pétrole et que nous serions bien avisés d’acheter le nôtre au lieu de celui des pays étrangers. Erreur ! Quitte à ce que notre argent aille à l’étranger – le prix à payer pour réduire les GES dans le monde – mieux vaut utiliser le pétrole « plus propre » de l’étranger et souhaiter qu’avant d’avoir à utiliser le nôtre, les pays consommateurs de combustibles fossiles se seront convertis à l’électricité partout là où c’est possible, surtout au Canada.»