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Déclaration au nom des congrégations de religieuses impliquées dans les pensionnats indiens du Canada
Nous savions que Phil Fontaine, chef national de l'Assemblée des Premières Nations, avait travaillé sans relâche pour souligner le rôle des communautés religieuses. C’est grâce à ses efforts que l'Accord relatif aux pensionnats indiens a enfin été accepté par le gouvernement fédéral avec des modalités acceptables pour les communautés religieuses. Il a persisté à appuyer et à articuler le vœu des collectivités des Premières Nations de conserver la présence des religieux et des religieuses parmi elles. Vivant lui-même sa propre démarche de guérison, il a tendu la main à des membres des communautés religieuses qui étaient engagés dans les écoles où il étudiait. Il est toujours disponible pour rencontrer, épauler et encourager les communautés religieuses touchées par la question des pensionnats. Cette déclaration nous a aussi offert l’occasion d’exprimer notre reconnaissance envers le chef national.
Marie Zarowny, SSA
Maison générale des Oblats de Marie Immaculée
Rome, le 30 avril 2009
Père Guillermo Steckling et membres du Conseil général des Oblats, merci de nous accueillir dans votre maison et de m’offrir cette occasion de vous dire quelques mots.
Chef national Phil Fontaine, Anciens, chefs et représentants des Premières Nations, des Inuits et des Métis du Canada, surtout ceux d’entre vous qui sont d'anciens internes des pensionnats; Mgr Pettipas et les autres représentants des organismes catholiques; madame l’Ambassadrice Anne Leahy; distingués invités.
Tout d’abord, je tiens à vous dire, comme je l’ai fait un peu plus tôt aujourd'hui, à quel point je suis honorée de partager les expériences profondes de ces derniers jours avec vous. Je porterai toute ma vie cette expérience en moi et j’aimerais vous entretenir de ses diverses significations. Dans certains cas, je vous en ai déjà touché un mot, et d’autres prendront tout leur sens au fur et à mesure de notre contemplation et de notre réflexion.
Alors que le volet officiel de nos journées passées ensemble tire à sa fin, c’est pour moi un privilège que de prendre la parole au nom des congrégations de religieuses qui ont donné, durant de longues années, des centaines de leurs membres qui se sont consacrés à l’enseignement aux enfants dans les pensionnats et à leur prodiguer des soins.
Certains de ces établissements, surtout dans le Grand Nord, ont été fondés pour s'occuper des orphelins quand la population adulte des villages avait été presque entièrement décimée par des épidémies de grippe. Nous avons été invitées à aider les enfants, à tout le moins, à survivre. Dans de tels cas, comme dans les écoles d'autres régions du pays, nous étions motivées par un sincère désir de promouvoir l'éducation, la santé et la formation chrétienne des peuples autochtones de sorte qu'ils puissent prendre la place qui leur revient dans une société canadienne en pleine évolution. Nous souhaitions qu’ils puissent s’épanouir sur le plan individuel, être fiers d'eux-mêmes et de leurs talents et aptes à vivre avec un sens inné de leur dignité. Pour beaucoup d'élèves, cependant, l’expérience a été tout autre. Comment nos bonnes intentions ont-elles pu avoir des conséquences aussi tragiques?
Nous étions des produits de l’époque dans laquelle nous vivions, avec les méthodes d'enseignement, les malentendus culturels, les attitudes sociales et la théologie de cette époque. De plus, certains de nos membres souffraient de problèmes affectifs dont les enfants ont subi les effets.
Nous savons aujourd’hui que le système même des écoles résidentielles, mis sur pied par le gouvernement fédéral et auquel nous avons participé, était raciste et discriminatoire, provoquant une forme d'oppression culturelle et de honte individuelle qui a laissé des séquelles durables non seulement sur ceux qui ont fréquenté les écoles, mais aussi sur les générations suivantes. Nous portons l'immense douleur d’avoir contribué à cette tragédie, une douleur qui n'est pas passagère, mais qui reste dans notre cœur.
Nous savons aussi maintenant que beaucoup d'enfants confiés à nos soins ont souffert de sévices et de traitements indescriptibles. Quelques sœurs ont été accusées de sévices réels; beaucoup d'autres, de ne pas avoir protégé les pupilles qui avaient été confiées à leurs soins. Nous sommes profondément affligées par toutes ces révélations. Les bonnes intentions et l'amour véritable de la plupart de nos sœurs envers les enfants qui leur avaient été confiés n'ont pas suffi et, en fait, n’ont souvent pas été vécus comme tels.
Parallèlement, plusieurs de nos membres ont noué des amitiés durables avec les enfants confiés à leurs soins; nous avons toutes été enrichies par ces liens et nous en éprouvons de la gratitude.
En collaborant à l'accord de règlement, nous avions pour priorité que la souffrance soit reconnue, que justice soit faite par l’entremise d’une indemnisation adéquate et qu'il y ait un mécanisme qui nous permette, comme religieuses, à la fois de contribuer et de participer à une démarche de guérison et de réconciliation avec vous.
Tout au long des quelque 150 dernières années, notre engagement dans les pensionnats n'a pas été notre seul ministère auprès des Premières Nations. Nous avons œuvré comme travailleuses en pastorale et conseillères dans des réserves et d’autres collectivités des Premières Nations, enseigné; prodigué des soins de santé; visité les familles; contribué à l'éducation religieuse; soutenu les chefs de toutes sortes; et pris part à la vie communautaire. Bien que nos effectifs soient maintenant réduits et que nous nous soyons retirées de plusieurs communautés, nous nous engageons, dans la mesure de nos moyens et à votre invitation, à continuer à vivre et à vous servir dans votre milieu.
Nous nous engageons, à titre institutionnel, à user de notre influence pour continuer de soutenir vos efforts visant à obtenir justice au Canada, y compris un logement, une éducation, des soins de santé, des programmes de guérison et des droits territoriaux adéquats. Nous nous engageons aussi à redoubler d’efforts pour promouvoir la sensibilité culturelle et la compréhension entre les Autochtones et les non-Autochtones du Canada et atténuer quelque peu les attitudes enracinées de racisme et de supériorité.
Personnellement, je m’engage dans la mesure de mes moyens à contribuer au processus continu de créer un nouvel avenir au Canada et dans l'Église, un avenir où tous les peuples sont appréciés et vivent dans la dignité et le respect mutuel.
Et maintenant un mot plus personnel au chef national, Phil Fontaine : Vous avez été pour nous un frère, Phil, collaborant avec nous tout au long de cette démarche, d’abord en nous aidant à comprendre les profondeurs de la souffrance éprouvée par vous et votre peuple, puis en marchant à nos côtés dans une compréhension renouvelée. Le chemin n’a été facile ni pour vous ni pour nous, mais nous avons voyagé ensemble. Chemin faisant, nos liens avec vous et votre peuple se sont approfondis. Vous avez aussi exprimé sans relâche le désir de plusieurs membres de votre peuple que nous maintenions nos liens avec vous, et vous avez facilité les choses. Nous vous remercions pour toutes vos contributions à cette démarche et nous appelons la bénédiction abondante de notre Créateur sur vous.
En terminant, je reviens à un commentaire fait un peu plus tôt. Chacun de nos engagements, qu’il soit éducatif, politique, spirituel ou autre, a abouti à des amitiés profondes et durables entre nos sœurs et de nombreux membres des Premières Nations. Nous apprécions au plus haut point ces amitiés et nous anticipons qu’elles s’approfondiront dans les années à venir.
La refondation, une expression de la fidélité créative
Conférence du père Josè Maria Guerrero, SJ, donné lors de la onzième rencontre des formateurs qui s'est tenue à Calli (Colombie) du 25 au 29 septembre 2000.
La refondation n’est pas un slogan à la mode sans profondeur, un sujet qui dépend de la volonté inquiète de quelques membres difficiles à contenter d’un Institut. Il s’agit d’une exigence du moment historique dans lequel nous vivons. Cliquer ici pour ouvrir le document PDF.
La formation en un temps de refondation
Un texte du P. José Rodríguez Carballo, OFM. À la lumière du congrès international de l'UISG qui s'est tenu en novembre 2004, l'auteur indique quelques défis qui se présentent à la formation aujourd’hui.
La présentation des défis est précédée d’un rappel des principes de base de la formation. Caballo termine son exposé en présentant quelques notes méthodologiques qui lui semblent importantes pour mieux répondre aux défis posés. Cliquer ici pour ouvrir le document PDF.
L'appel à la réconciliation et ses implications pour le leadership
Lors de l'Assemblée générale 2006, Elizabeth Davis, RSM, a souligné les implications de la réconciliation pour les supérieures et supérieurs majeurs dans l'exercice du service de leadership auprès de leurs congrégations religieuses.
Le processus de la réconciliation doit toujours faire partie de l'accompagnement de leurs membres qui travaillent dans l'Église et dans le monde. Le processus de réconciliation une fois mis en place, rend les religieux et religieuses capable de vivre la compassion et les ouvre à la guérison des cassures à l'intérieur des leurs propres communautés, de l'Église et de la société, devenant ainsi, en fidélité à leur appel, de véritables témoins prophétiques au coeur de notre monde.
Sa présentation a été présentée sous forme de deux documents Power Point. Voir Power Point 1 - Power Point 2.
Le leadership, un pèlerinage de confiance
Conférence de Gisèle Turcot, SBC, donnée dans le cadre de la session sur le leadership qui s'est tenue en novembre 2006 à Montréal et à Québec. Texte intégral en format PDF.
L’unité retrouvée
Texte ayant servi de prière d'ouverture lors de la session sur le leadership qui s'est tenue en novembre 2006 à Montréal et à Québec.
Un jour,
une grave dispute s’éleva
entre tous les canards d’une ferme.
Aussi, chacun partit s’installer dans sa petite mare à lui
s’imaginant barboter dans ce qui lui semblait être
l’unique océan.Les canards n’en demeuraient pour autant
pas moins tristes d’être séparés.
Et pourtant, sortir de leur flaque
pour aller dans celle des autres,
il n’en était surtout pas question.Cette situation continua jusqu’au jour où
une pluie torrentielle se déversa sur la ferme.
L’eau se mit tout d’abord à monter
dans chaque petite mare
jusqu’au moment où chacune déborda
et où elles furent toutes réunies en un même lac.Les canards ainsi réunis se mirent à barboter follement
dans tous les sens, joyeux de ces retrouvailles.
Ainsi,
en sera-t-il pour chaque communauté séparée :
baignées par la pluie bienfaisante de l’Esprit
elles retrouveront l’unité perdue.Jean Humenry
In Mille textes – Voyage au long cœur
Textes de réflexion et de méditation
d’ici et d’ailleurs d’hier et d’aujourd’hui
Les Presses de l’Ide de France, 2000
La CRC compensera ses émissions de gaz à effet de serre avec Planetair
Le conseil d’administration de la Conférence religieuse canadienne (CRC) a résolu d’acheter au terme de chaque année des crédits compensatoires pour contrebalancer les émissions non réductibles de carbone dues au déplacement des membres du conseil ou des membres du personnel. L'achat de crédits compensatoires se fera auprès de Planetair. Les communautés religieuses sont invités à faire de même.
En décembre dernier, le conseil d’administration de la Conférence religieuse canadienne (CRC) a résolu d’acheter au terme de chaque année des crédits compensatoires pour contrebalancer les émissions non réductibles de carbone dues au déplacement des membres du conseil ou des membres du personnel. Cette décision a été prise en fidélité à l’engagement de la CRC de promouvoir le souci de l’environnement et de veiller à l’intégrité de la Création tel qu'inscrit dans son énoncé de mission et dans ses priorités.
Évidemment, bien des gens pensent que les industries sont les plus grands pollueurs et que la responsabilité de réparer les dommages devrait principalement leur revenir. Nous croyons au contraire que nous partageons tous cette responsabilité. Les millions de citoyens dont nous sommes et qui conduisent des voitures, chauffent leur maison, achètent des biens transportés de loin, etc. sont en fait à l’origine de l’existence de l’industrie et de la pollution qu’elle engendre.
Comment faire?
Après avoir fait un calcul approximatif des déplacements en avion et en auto (le véhicule typique de la communauté) que les membres de l’administration provinciale et/ou générale vont faire, on fait la somme pour l’avion et l’auto et même la maison. On va ensuite sur le site Internet de l’organisme Planetair où l’on trouve une petite grille de calcul. La grille donne un résultat en argent canadien de ce que coûte notre empreinte.
En avion : http://planetair.ca/modules/smartoffset/offset.php?formid=air
En auto : http://planetair.ca/modules/smartoffset/offset.php?formid=car
À domicile : http://planetair.ca/modules/smartoffset/offset.php?formid=home
Le train et l’autobus ne figurent pas dans la liste parce que sont des transports en communs qui minimisent notre empreinte climatique.
On peut ensuite faire affaire avec Planetair - http://planetair.ca/ - ou tout autre organisme qui vend des crédits compensatoires – et on achète des crédits compensatoires qui servent à financer des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique situés ailleurs dans le monde, surtout dans les pays en voie de développement. Ainsi, les émissions que l’on cause sont compensées par les réductions obtenues par le projet compensatoire, ce qui donne un bilan net de zéro émission.
Joignez-vous à la CRC, faites nombre avec toutes celles et tous ceux qui ont à cœur de laisser aux générations qui nous suivent une planète en santé, où il fait bon vivre. C’est une question de justice pour tous, mais aussi une question de survie!
Références :
2. Extrait de la Déclaration 2006 de la CRC : Rétablir une juste relation avec la terre qui inspirera une liturgie significative.
3. Pour en savoir davantage sur Planetair, voir le document PDF : « La compensation de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) ».
