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12 janvier

Sainte Marguerite Bourgeoys, CND

Va, je ne t’abandonnerai pas​.

Née à Troyes en Champagne (France) le 17 avril 1620, sixième de douze enfants, Marguerite Bourgeoys grandit dans un milieu chrétien et de bonne bourgeoisie. À dix-neuf ans elle perd sa mère et l’année suivante, au cours d’une procession en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, à la vue d’une statue de la Vierge, elle est saisie d’une grâce qui la transforme et la presse de se retirer du monde pour se consacrer au service de Dieu. Elle se met dès lors à la recherche de sa vocation propre et finalement s’inscrit à la Congrégation externe de Troyes, association de jeunes filles pieuses et charitables vouées à l’enseignement aux enfants des quartiers pauvres de la ville.

C’est là qu’elle apprendra, en 1642, la fondation de Ville-Marie (Montréal) au Canada, et qu’elle percevra un premier appel à la vie missionnaire. Cet appel se précisera en 1652, lors d’une rencontre avec le Sieur de Maisonneuve, fondateur et gouverneur de ce poste avancé de la Nouvelle-France, en quête d’une institutrice laïque pour instruire gratuitement les enfants français et indiens. La Vierge elle-même lui apparaît et confirme sa vocation:  » Va, je ne t’abandonnerai pas « , lui dit-elle. Ainsi rassurée, Marguerite quitte Troyes en février 1653, dans le dénuement le plus complet, et arrive à Montréal le 16 novembre suivant.

Sans tarder, elle se met à l’œuvre et devient l’âme de la colonie qui, peu à peu, reprend vie. On la considère à juste titre comme co-fondatrice de Montréal, avec Jeanne Mance et De Maisonneuve. Pour stimuler la piété des colons, elle fait relever la Croix du Mont-Royal abattue par des Indiens ennemis et entreprend la construction d’une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon Secours.

Convaincue de l’importance des familles dans l’édification de ce pays nouveau, elle perçoit le rôle prépondérant des femmes et en 1658, dans une étable que lui cède le gouverneur, elle ouvre la première école à Montréal. Puis elle fonde une Congrégation externe comme celle de Troyes mais adaptée aux nécessités nouvelles : la Congrégation de Notre-Dame, qui s’inspire de la « vie voyagère » de Marie.

Elle meurt à Montréal, le 12 janvier 1700, en grande réputation de sainteté. Marguerite Bourgeoys a été béatifiée par Pie XII le 12 novembre 1950 et canonisé par Saint Jean-Paul II le 31 octobre 1982.

LIEN : 

http://www.cnd-m.org/