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4 mai

Bienheureuse Marie-Léonie Paradis, PSSF

Travaillons, mes filles, nous nous reposerons au ciel!

Née le 12 mai 1840 en Acadie dans le Bas-Canada, Élodie Paradis était la troisième, et unique fille, d’une famille de six enfants. À neuf ans sa mère décide de l’envoyer au pensionnat des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame à Laprairie. La même année, son père s’exile en Californie pour y chercher de l’or. Ayant appris par un voisin, le jeune Camille Lefebvre, l’existence d’une communauté de religieuses au sein de la famille de Sainte-Croix, Élodie se présente au noviciat des Soeurs Marianites de Sainte-Croix à Saint-Laurent, près de Montréal, le 21 février 1854. Elle n’a pas encore quatorze ans. C’est en vain que son père tente de la ramener à la maison à son retour de Californie.

En 1856, elle enseigne à Sainte-Scholastique (Mirabel) puis prononce ses voeux le 22 août 1857. Elle sera ensuite enseignante, surveillante et secrétaire de la supérieure à Varennes, Saint-Laurent et Saint-Martin (Laval), avant d’être envoyée à New York, en 1862, où les soeurs viennent d’accepter la responsabilité d’un orphelinat. En 1870, on confie à soeur Marie-Léonie l’enseignement du français et des travaux d’aiguille au noviciat de l’Indiana (États-Unis) et en 1874 elle est appelée à diriger une équipe de novices et de postulantes au collège de Memramcook (Nouveau-Brunswick) dirigé par son compatriote, le père Camille Lefebvre. C’est là qu’Élodie Paradis pourra répondre à ce qu’elle estime être sa vocation dans la conjoncture du moment: auxiliaire et collaboratrice des pères de Sainte-Croix dans l’oeuvre d’éducation auprès des jeunes Acadiens. La situation matérielle précaire du collège à cause d’un manque de personnel de soutien essentiel à sa bonne marche, mais aussi le faible niveau d’instruction des Acadiens et l’absence d’établissements pour accueillir les filles aspirant à la vie religieuse, vont confirmer Marie-Léonie dans son projet.

Le 26 août 1877, quatorze Acadiennes accueillies dans l’ouvroir qu’elle dirige endossent un habit particulier; en 1880, le chapitre général des pères de Sainte-Croix accepte l’idée d’une nouvelle fondation pour les besoins des collèges, l’Institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille. Mère Marie-Léonie poursuit alors son oeuvre jusqu’à sa mort, le 3 mai 1912. Elle a été béatifiée à Montréal le 11 septembre 1984 par le pape Jean-Paul II.

LIEN : 

http://www.centremarie-leonieparadis.com/